ELIPSE : Équipe de Liaison, d’Intervention Précoce et de SEnsibilisation pour les psychoses émergentes

Le territoire Nord Charente-Maritime compte un nombre important de jeunes adultes hospitalisés pour une première décompensation aigue de psychose avec des retentissements biologiques, sociaux et psychologiques.
En 2022, l’Équipe de Liaison, d’Intervention Précoce et de SEnsibilisation pour les psychoses émergentes, ELIPSE, a vu le jour. La tranche d’âge concernée se situe entre 15 et 25 ans et constitue une période de grande vulnérabilité mais aussi de grande opportunité pour tenter d’éviter la transition vers la maladie.
La mise en œuvre de ce dispositif s’appuie sur un maillage territorial de partenaires et de structures au sein desquelles évolue la population cible. Cette fiche de capitalisation a pour but de décrire comment s’est construit cette collaboration avec les acteurs du territoire dans le repérage et la prise en charge précoce des psychoses émergents. Elle aborde le nécessaire travail autour des représentations et idées reçues et d’acculturation quant à ce nouveau mode de prise en charge.

Présentation de l’intervention

Présentation de la structure

Les Hôpitaux La Rochelle Ré Aunis sont composés de 5 sites dont celui de l’hôpital Marius Lacroix qui regroupe des structures de soins en santé mentale couvrant le nord du département de la Charente-Maritime représentant une population d’environ 360 000 personnes (adultes et mineurs).

Ces structures se répartissent entre différents secteurs psychiatriques :

Contexte

Les enjeux de l’intervention précoce

L’incidence pour un premier épisode psychotique se situe entre 34 et 44 nouveaux cas pour 100 000 personnes par an. Il apparait le plus souvent entre l’âge de 15 et 25 ans. Les troubles psychotiques sont à l’origine d’un handicap psychique majeur avec un retentissement social, scolaire, familial, professionnel et économique. Comme démontré dans la littérature[1], il s’écoule en moyenne une période d’un à deux ans entre l’apparition d’un trouble psychotique et l’instauration d’un traitement adéquat (durée de psychose non traitée). Au cours de cette période, des dégâts biologiques, sociaux et psychologiques irréversibles peuvent survenir entrainant une évolution délétère. Ces troubles interviennent sur une période de grande vulnérabilité en termes d’exposition à des risques de transition vers la psychose. Cependant c’est aussi une période de grande opportunité pour essayer de faire en sorte d’éviter la transition vers la maladie ou qu’elle se fasse de manière plus accompagnée, moins douloureuse, moins traumatique.


Nous vous invitons à télécharger la fiche de capitalisation pour prendre connaissance de son contenu détaillé.


[1] Bastian Bertulies-Esposito, Roxanne Sicotte, Srividya N. Iyer, Cynthia Delfosse, Nicolas Girard, Marie Nolin, Marie Villeneuve, Philippe Conus, Amal Abdel-Baki – « Détection et intervention précoce pour la psychose : pourquoi et comment ? » – Santé mentale au Québec, 2021, XLVI, no 2, 45-83