Présentation de l’intervention
Présentation de la structure
L’Office Central de la Coopération à l’Ecole (OCCE)[1] a été créé en 1928, sous l’impulsion de membres de l’enseignement et de militants de la coopération, adultes convaincus de la nécessité d’enseigner, dès l’école, les principes et les vertus de la coopération que l’on retrouve dans le fonctionnement de l’économie sociale et solidaire. Parmi ses fondateurs et inspirateurs, on peut citer : Barthélemy Profit, Émile Bugnon et Célestin Freinet. Son action s’organise principalement autour de deux axes : le développement des coopératives scolaires ; l’accompagnement d’équipes enseignantes sur des projets coopératifs.
FOCUS : Un peu d’histoire
Dans les années 1920, les esprits sont fortement marqués par le premier conflit mondial. Dans ce contexte, l’éducation devient un enjeu politique, que ce soit pour construire un monde de solidarité, de coopération et de paix ou, au contraire, pour en faire l’instrument d’idéologies totalitaires et de manipulation des masses.
C’est dans ce contexte qu’émerge le mouvement dit de l’Éducation Nouvelle, autour d’intellectuels comme John Dewey, Jean Piaget ou Maria Montessori.
Son développement a beaucoup fait débat, tant sur ses finalités (certains souhaitant l’utiliser pour l’éducation morale des élèves, d’autres pour favoriser une socialisation émancipatrice) que sur ses modalités (dirigée ou non-dirigée).
Pour structurer et appuyer son développement, le mouvement s’appuie sur une Ligue internationale pour l’Éducation Nouvelle (LIEN). A cette époque, beaucoup d’intellectuels font le pari que l’internationalisation des échanges et des idées peut être un rempart contre la guerre. Ils organisent de nombreux congrès pour débattre des conceptions, identifier des points de convergence et structurer progressivement le mouvement. A l’opposé des courants idéologiques réactionnaires qui émergent alors, l’Education Nouvelle défend ardemment la coopération et la recherche de consensus, ce à quoi servent les nombreux congrès organisés par Ligue internationale dans ces années-là.
En France, le mouvement est attaché dès le départ à une logique d’action-recherche qui articule deux principes forts :
la nécessité de la réflexivité : chaque expérience pédagogique a besoin d’être intégrée grâce à un processus de réflexivité qui aide les élèves à comprendre ce qu’ils ont vécu et ainsi à être pleinement acteurs de leur apprentissage. Pour y aider, est créé en 1922, le Groupe français d’éducation nouvelle (GFEN), branche française de cette ligue internationale, axé sur la recherche, l’étude et la formation autour de ces pédagogies. Il existe depuis plus d’un siècle et est toujours actif.
le primat de l’action : les innovations pédagogiques doivent se vivre et la priorité est d’abord de permettre leur réalisation. Pour y aider, est créé en 1928, l’Office Central de la Coopération à l’Ecole, structure support qui facilite la concrétisation des projets pédagogiques (les coopératives scolaires permettant de réunir des moyens financiers) et contribue à diffuser des pratiques de coopération au sein de l’Education Nationale (les enseignants pouvant être accompagnés dans la mise en place de leurs projets).
Nous vous invitons à télécharger la fiche de capitalisation pour prendre connaissance de son contenu détaillé
[1] Site national de l’Office Central pour la Coopération à l’École : https://www2.occe.coop