Présentation de l’intervention
Présentation de la structure porteuse
Créé en 1972, l’association La Roche vient en aide aux personnes en situation de handicap psychique ou atteinte de troubles mentaux. Elle propose pour cela des services d’accueil, d’hébergement et de professionnalisation dans la visée de soutenir le rétablissement et le parcours de vie de ses publics. L’association gère plusieurs établissements et services d’accompagnement par le travail et des lieux d’hébergement dans le Rhône et la Loire. Cela représente 750 personnes accompagnées par près de 300 salarié.es.
L’association La Roche indique, dans son projet associatif 2023-2027, qu’elle « vise à développer le Pouvoir d’Agir des personnes accompagnées, et se met en action pour qu’elles puissent évoluer vers un plein exercice de leur citoyenneté, vers leur émancipation. (…) Par la montée en compétences des personnes concernées ; elle cherche ainsi à promouvoir leur capacité à s’exprimer sur les domaines qui les concernent, dans tous lieux, espaces et instances où cela est nécessaire ».
Quelques chiffres clés
- Selon l’OMS, la maladie mentale et les troubles psychiques touchent près d’1/5 de la population, soit 13 millions de Français. Pour 1% d’entre eux au moins, il s’agit de troubles graves (psychoses, schizophrénies…), avec un retentissement majeur sur leur vie affective, sociale et professionnelle. L’espérance de vie de ces personnes peut être inférieure de 15 ans à celle de la population générale.
- Fin 2022, en France, 321 500 personnes sont accompagnées dans des établissements et services médico-sociaux dédiés aux adultes handicapés, 60 % sont des hommes et 9 % d’entre eux ont 60 ans ou plus.
- La moitié (52 %) des adultes handicapés accompagnés par des structures dédiées ont comme déficience principale une déficience intellectuelle. Lestroubles du psychisme, du comportement ou de la communication représentent, quant à eux, 28 % des déficiences principales, et les déficiences motrices 8 %.
- Entre 2018 et 2022, la part d’adultes ayant comme déficience principale un trouble du psychisme, du comportement ou de la communication augmente de 4 points (23 % en 2018).
Panoramas de la Drees. Le handicap en chiffres – édition 2024
Dans ces modalités de mise en œuvre, la Roche s’appuie sur les valeurs de la réhabilitation psychosociale qui désigne « des pratiques et une posture qui promeuvent les capacités à décider et à agir des personnes ayant des troubles mentaux sévères. Elle a pour enjeu de favoriser le rétablissement personnel et l’inclusion sociale de ces personnes, en tenant compte de la nature et de la complexité de leurs difficultés et de leurs besoins, en s’appuyant sur leurs capacités préservées et en respectant leur choix » (N. Franck, Traité de réhabilitation psychosociale, 2018).
Il existe plusieurs outils de réhabilitations sociales qui visent à réduire les obstacles au rétablissement : thérapies cognitives et comportementales, soutien à l’insertion professionnelle, entrainement aux habiletés sociales, remédiation cognitive, pair-aidance…
Ce principe de réhabilitation psychosociale contribue pleinement à la finalité du développement du pouvoir d’agir des personnes concernées visée par La Roche.